Interview de Lucas Berthoux, champion de France Junior

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Lucas Berthoux a remporté ce week-end le titre de champion de France en catégorie S3, après une saison où ses concurrents n’ont à aucun moment relâché la pression. Lucas nous donne ses impressions et nous parle également de sa sélection pour représenter la France au Supermotard des Nations qui aura lieu à Portimao (Portugal) le 7 octobre.

Bonjour Lucas, et merci d’avoir accepté de passer un peu de temps avec nous. Alors d’abord, champion de France, ça te fait quoi ?

Je commence seulement à réaliser… La dernière manche a été un peu dure, et du coup je n’étais pas trop sûr. En deuxième position derrière Germain [Vincenot], j’essayais d’assurer sans prendre trop de risques, et j’ai été bousculé dans le dernier tour par un pilote qui n’avait rien à faire là. Franchement quand j’ai passé la ligne d’arrivée je ne savais pas si j’étais champion ou pas. C’est  mon père qui me l’a confirmé, environ 10 minutes après, et là c’était les larmes, une joie énorme, enfin j’y croyais à peine quoi ! Au bout de toute une année, réussir à remporter un titre au final c’est énorme.

Pourtant tu t’y es préparé, non ?

Je me suis préparé, oui, avec des entraînements et un peu de physique. Après avoir remporté les deux premières manches (Villars Sous Ecot et Magny Cours) j’ai commencé à réaliser que le titre pouvait être à ma portée. En arrivant à Colombier avec 14 points d’avance sur Maxime, tout pouvait encore se passer. En réalisant la pole aux essais chrono ça m’a tout de suite mis en confiance ; je me suis dit « là faut se lancer » et je me suis plus arrêté – et puis voilà !

Comment vois-tu la suite ? Tu nous avais dit en début de saison que tu continuais tes études aussi, est-ce que tu peux faire les deux ?

Après avoir obtenu mon BTS en juin, j’ai décidé de poursuivre mes études et je commence le 17 Septembre à Bourg en Bresse. J’espère pouvoir concilier études et moto… Mais en même temps, vu ma motivation,  je ne vais pas arrêter la moto comme ça. Normalement l’an prochain je continue en 450. Si vraiment je ne peux plus suivre en cours, alors j’arrêterai la moto. Mais franchement je ne pense pas.

Normalement si Lilian [Ruelle] continue, je continue avec lui [et le team TLR], mais s’il veut arrêter je vais voir. Pour l’instant ce n’est pas 100 % décidé.

Et tu as également été sélectionné pour représenter la France au Supermotard des Nations…

Oui les Nations c’est encore une très bonne chose, Serge [Tison] m’a appelé, et m’a dit que j’étais pris. C’est que du bonheur ! Maintenant je vais aller m’entraîner à Carole avec Maxime [Lacour, team Blot], pour essayer les pneus et la 450. On va s’entraîner pour faire du mieux qu’on peut.

Mais je ne sais pas pourquoi Fred [Guérin] n’a pas été sélectionné ; Fred est une valeur sûre : il a déjà fait les Nations, il a roulé en 450 donc moi j’aurais choisi Fred et ensuite deux autres pilotes, que ce soit Maxime, Germain [Vincenot, team Luc1] ou moi peu importe, sachant que le but recherché est une victoire junior. Sinon la triplette est top ; Maxime,  Germain et moi on s’entend très bien, donc nickel. C’est super, on est tous motivé. Normalement ça devrait être que du bonheur, aux côtés des grands !

Est-ce que tu as une idée sur l’avenir du supermotard en France ?

Pour améliorer l’avenir du supermotard, et le championnat en 2013, je pense que ce qu’il manque c’est de l’argent, et la médiatisation – mais ce n’est pas facile à résoudre. Le supermotard en France ne passe sur aucune chaîne, et donc c’est difficile d’avoir des sponsors. En 450 j’ai entendu qu’il y avait un problème de points, mais en 250 ça n’a pas changé. Pour moi au niveau organisation il n’y a pas de souci.

Pour finir je tiens à remercier sincèrement tous mes partenaires. Un grand MERCI à Lilian et mon mécano Xavier (team TLR) qui me font confiance depuis des années.

Merci à Franck, Adrien, Waren pour leur précieux conceils.

Merci aussi à mes parents et tous mes amis et famille qui se sont déplacé parfois de très loin pour venir m’encourager.

Merci Lucas, on croise les doigts pour toi aux Nations, et pour la suite !

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