La Salvador School, école de la glisse

Pilier de la discipline, Gilles Salvador est l’un des pilotes qui a participé à l’écriture des lettres de noblesse du Supermotard… nous étions dans les années 90. Aujourd’hui l’ancien officiel KTM propose des stages de pilotage. Nous y étions…

C’est dans le Doubs sur l’incontournable circuit de Villars sous Écot que la caravane de la Salvador School a posé son barnum pour des stages de pilotage déclinés en deux modes : collectif ou particulier (one to one).

Ici tout est fait pour vous donner confiance afin d’acquérir les bases de la glisse, la science des freinages tardifs et les différentes techniques d’équilibre si importantes pour ces surfeurs d’asphalte. Pour y parvenir rien de mieux que de bosser les bases.

ON A DE LA CHANCE… IL PLEUT !

Il fait froid, il flotte, le bitume glissant donne l’impression d’être sur une patinoire et seule l’absence de Philippe Candeloro nous prouve que nous sommes bel et bien sur un circuit de Supermotard. Bref les conditions semblent idéales pour travailler la glisse. Mais avant de mettre nos slicks sur le tracé vallonné et détrempé du Doubs, un petit tour dans la gravette s’impose. Le but ? Simple, se familiariser avec un élément flou par définition.

Notre prof du jour veut nous faire bosser les appuis, avant de nous envoyer sur la plus longue ligne droite du tracé qui je dois bien l’avouer me semble être plus propice à la culture du riz qu’au supermot’.

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Après nous avoir montré l’exercice, c’est à notre tour de nous exercer aux freinages en ligne droite dans les graviers. Les passages se succèdent permettant de nous faire gagner en confiance. Les mots clefs sont maîtrise du frein et positionnement suffisamment en arrière pour permettre d’asseoir la SMR, histoire de ne pas partir à la faute. Une fois le mécanisme intégré il est temps de passer au bitume.

Pas évident la prise de freins chaussé de slicks sur une piste détrempée mais c’est jouable… si si. A savoir si c’est plus ou moins impressionnant que dans les gravillons, j’y réfléchis encore!

Rien de mieux que la pluie pour travailler la glisse à l’accèl’. Si la figure de style n’a que peu d’intérêt en course (voire pas du tout) il faut avouer qu’elle rendra vert (en l’occurrence ici orange) de jalousie vos petits camarades de jeu. Démonstration de l’ancien champion d’Europe avant de passer l’un après l’autre. Comme pour chaque atelier, depuis le matin les nombreux passages donnent lieu à des conseils, des encouragements voire des félicitations pour les plus assidus.

Il faut bien l’avouer l’une des forces du stage et le temps imparti à chacun et les remarques apportées qui seront immédiatement travaillées au tour suivant… histoire de mieux comprendre les points faibles mais aussi les points forts. Côté ambiance, rien à voir avec la météo, la bonne humeur et les récits de course sont de mise.

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ET S’IL AVAIT FAIT BEAU

Plus la peine de dépasser le rempart psychologique du « Monde de Némo », nous devons simplement comprendre qu’une moto peut freiner fort en ligne droite sans que l’avant ne décroche.

A partir d’un cône placé sur la ligne droite nous devons prendre les freins et nous arrêter sur la plus courte distance possible. Au fur et à mesure des passages, le freinage se fait plus viril avant de devenir « bûcheronesque ». Une fois que les stagiaires ont plus ou moins compris le truc il ne restera plus qu’à apprendre à virer.

« Je préfère aller d’étape en étape afin que chaque stagiaire comprenne bien ce qu’on lui demande, la sécurité en dépend. Une fois qu’ils ont vu qu’ils pouvaient tirer fort sur le levier droit ils comprennent que la vitesse n’est plus un problème et qu’ils peuvent la gérer en fonction de leurs besoins sans pour autant partir à la faute. Le but commun à nombre de stagiaires est d’apprendre la glisse et pour y arriver il faut du rythme et de la vitesse, sans quoi c’est impossible de mettre l’arrière en dérive… » explique Gilles Salvador. Il faut bien l’avouer le maestro en a encore du rythme… vues les impressionnantes glisses qu’il nous pose. Ça paraît si simple comme ça mais il va falloir en faire avant de commencer à faire quelque chose de propre qui ne ressemble pas à du morse sur asphalte.

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SOIGNE TES TRAJ’ ET GARDE LE SOURIRE

S’en suivront les différentes trajectoires décortiquées à la loupe. Positionnement sur le circuit mais aussi sur la moto pour faire le moins de distance possible, pouvoir ré-accélérer plus tôt.

Le rythme des différents stagiaires augmente crescendo au long de la journée, tout comme leur confiance. L’ambiance toujours aussi bonne nous fait presque oublier le temps calamiteux indigne du printemps.

Le temps du roulage libre a sonné. Tandis que les plus fatigués prennent une pause méritée, le restant de la troupe part pour quelques tours de piste. Les freinages moins hésitants qu’en début de journée laissent entrevoir quelques brides de glisse, des trajectoires plus soignées et des accélérations plus franches…

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Contact www.salvadorschool.fr

2 pensées sur “La Salvador School, école de la glisse

  • 13 novembre 2013 à 23 h 23 min
    Permalink

    Même chose ici. Une expérience enrichissante et inoubliable.
    On progresse, quelque soit le niveau.
    Et je confirme pour Gilles, un type formidable !
    Denis

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  • 13 avril 2013 à 10 h 51 min
    Permalink

    Si vous avez l’occasion,faite le stage !
    Ca vaut vraiment le coup,on apprends plain de choses et Gilles est qq de formidable 😉

    A+
    david

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